14 juillet - Discours de l’ambassadrice [el] [en] [tr]

Strovolos - le 13 juillet 2020


(Seul le prononcé fait foi)

Monsieur le Président,

Monsieur le Président du Parlement,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Madame la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies,

Madame et Messieurs les consuls honoraires,

Chers amis,

Je vous remercie de nous faire l’honneur de votre présence, en compagnie de plusieurs membres du gouvernement, à cette petite réception. Mon équipe et moi-même tenions à marquer notre fête nationale avec chacune des personnes présentes, pour symboliser la force de la relation qui nous unit.

Cette année tout est différent. Nos habitudes, nos certitudes, et malheureusement tant de vies, ont été balayés par un microbe. Parmi ces habitudes et ces certitudes, nous savons que chaque année, plusieurs centaines de personnes sont rassemblées dans ce jardin à Strovolos pour célébrer la fête nationale française. Cette année nous ne sommes que quelques dizaines, qui représentent le cœur politique et institutionnel de la relation entre Chypre et la France.

Mais permettez-moi de saluer aussi tous les absents que j’aurais tant aimé pouvoir inviter, acteurs de cette relation bilatérale, dans les domaines de l’économie, de l’art, de la culture, nos collègues diplomates… Les circonstances sont ce qu’elles sont. Permettez-moi enfin de rendre hommage au personnel soignant qui, à Chypre comme en France et dans tant d’autres pays, s’est mobilisé pour sauver des vies.
Nous vivons une période tumultueuse, en Europe et plus particulièrement en Méditerranée orientale. La position de la France est bien connue, elle repose sur deux axes majeurs, la stabilité régionale et le respect du droit international.

Alors que la situation se tend dans toute la région, il est plus que jamais indispensable d’en assurer la stabilité.

C’est le sens de la présence quasi-constante de frégates de la marine nationale française, régulièrement accueillies par Chypre, et c’était le sens de la mission du porte-avions Charles de Gaulle fin février.

Quant à notre vision, constante, concernant la souveraineté de Chypre - y compris en mer - elle n’est pas contre tel ou tel pays, et elle ne relève pas, contrairement à ce que trop de gens croient, de supposés intérêts économiques.

Elle est simplement le reflet de notre positionnement, ancré dans l’histoire, de respect du droit international.

L’Union européenne a subi un choc important ces derniers mois. Elle est maintenant en ordre de marche pour se relever, et comme vous le savez le Président de la République Emmanuel Macron, avec la Chancelière Merkel, ont fait des propositions ambitieuses pour relancer l’économie européenne, à la hauteur de notre ambition pour l’avenir de l’Europe.

Ces propositions seront d’ailleurs au cœur du Conseil européen exceptionnel qui aura lieu à la fin de cette semaine, et dont nous espérons la réussite.

Cette ambition, nous la voulons aussi pour Chypre, une Chypre réunifiée dans le respect des paramètres des Nations unies, où chacun puisse trouver sa place, pour soi-même et pour les générations à venir.

Pour y parvenir il faudra aussi de l’ambition et une très forte volonté politique de part et d’autre. Pour commencer, il est indispensable que, dans le respect des impératifs sanitaires, les contacts puissent reprendre entre les communautés et que la ligne verte redevienne un lieu de passage et non de séparation. Nous croyons que tout est possible.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

En France, tout commence et se termine autour d’un repas. Malgré cette année particulière et les contraintes qu’elle impose, je vous invite à profiter du buffet que nous avons préparé.

Vive l’amitié entre Chypre et la France !

publié le 09/08/2020

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